
Le dernier opéra de Verdi, entendu pour la première fois à la Scala en 1893, n'avait jamais été monté en Islande. C'est aussi la première production complète de l'Opéra islandais, la compagnie nationale créée par la loi en 2025 au sein du Théâtre national. Le livret d'Arrigo Boito emprunte Sir John Falstaff aux Joyeuses Commères de Windsor de Shakespeare, avec des répliques tirées d'Henri IV. Vieillissant et sans le sou, le chevalier envoie la même lettre d'amour à deux femmes mariées, l'œil sur l'argent de leurs maris. Les deux femmes comparent leurs lettres et retournent la plaisanterie contre lui. Il est jeté dans la Tamise dans un panier de linge, assailli à minuit par des habitants déguisés en fées, et à la fin toute la troupe chante une fugue sur les mots que tout, en ce monde, n'est que plaisanterie. L'œuvre est chantée en islandais, dans une nouvelle traduction de Sólveig Sigurðardóttir et Þórhallur Auður Helgason. Ólafur Kjartan Sigurðarson, qui a chanté le Ring de Wagner à Bayreuth, tient le rôle-titre, l'un des dix solistes, avec un chœur et un orchestre complet sous la direction d'Alexander Joel, et Brynhildur Guðjónsdóttir signe la mise en scène. Cette production ouvre le partenariat de la compagnie avec l'Orchestre symphonique d'Islande.
Interprètes
- Ólafur Kjartan SigurðarsonFalstaff
- Kristján JóhannessonFord
- Kristín Einarsdóttir MäntyläAlice
- Álfheiður Erla GuðmundsdóttirNannetta
- Harpa Ósk BjörnsdóttirNannetta
- Hildigunnur EinarsdóttirQuickly
- Karin Björg TorbjörnsdóttirMeg
- Gunnar Björn JónssonFenton
- Þorsteinn Freyr SigurðssonCajus
- Eggert Reginn KjartanssonBardolfo
- Ragnar Pétur JóhannssonPistola
- Alexander Joelhljómsveitarstjóri
- Brynhildur Guðjónsdóttirleikstjóri